PETITES ET GRANDES FILLES - Lecture en ligne - Partie 3

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PETITES ET GRANDES FILLES
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Ses sens satisfaits, avant de partir l’aumônier ne perdit pas de vue le sujet qui le préoccupait.

― Je désire qu’on la venge, dit-il. Pour un fait quelconque, quatre petites paieront la dénonciation de l’une d’entre elles.

― Pardonnez, murmurai-je.

― Non, ma chérie ! On frappera ton cul avec la badine ; les petites seront fustigées.

― Le prétexte est tout trouvé, intervint Fanny : la dénonciatrice était en défaut. On ne peut la punir à cause de la faute révélée ; on appliquera la peine pour la responsabilité morale à un tiers de la classe.

Ses quelques lignes, mon Paul, te dépeignent la maîtresse situation que je suis en train d’acquérir dans la maison.

Ta sœur qui t’adore, Adeline.

IV. DE LA MÊME AU MÊME

Ah, quel supplice ! Je n’eusse jamais supposé que cela fit autant mal !

L’aumônier n’assistait pas à mon exécution. M. Gaudin, le protecteur d’Isabelle, quoique très pâle, a eu le courage de rester jusqu’au bout.

Vu la gravité de notre cas, la séance des punitions a débuté par nous.

Nous sommes arrivées devant le conseil et les classes réunis, Isabelle et moi, avec notre chemise de nuit relevée par derrière et épinglée aux épaules, montrant ainsi notre cul et le derrière de nos jambes ; nos cheveux dénoués en deux tresses pendaient par devant de chaque côté.

On nous avait dispensées de porter le pot de chambre ; mais nous tenions à la main des feuilles de papier et, parvenues au milieu de la salle, sur l’ordre de Mlle Nanette, nous dûmes imiter le mouvement de nous en torcher mutuellement, ce qui provoqua l’hilarité de nos camarades et notre confusion.

Puis, saisissant le papier avec lequel j’avais torché le cul d’Isabelle, Nanette me le passa sur le visage en disant :

― Embrassez ce que vous aimez, mademoiselle la sale. Tous les goûts sont dans la nature ; tant pis pour vous si les vôtres méritent la société des pourceaux.

Je fondis en larmes, humiliée et fortement émue tandis qu’elle recommençait la même scène avec Isabelle.

Mon amie jouissait du plus parfait sang-froid.

Elle embrassa carrément le papier et dit en désignant des élèves de la petite classe :

― Il faut bien amuser ces enfants !

Au-dessus de nos têtes se balançaient deux trapèzes.

On nous y attacha par les bras, mais de façon à ce que nous puissions saisir la barre avec les mains.

Je sus bientôt pourquoi.

Pour la flagellation, mon cul appartenait à Mlle Nanette et celui d’Isabelle à Mlle Robert.

Les deux badines se levèrent à la même seconde, sifflèrent dans l’espace et s’abattirent lourdement sur nos fesses.

Je poussai un cri, m’élançai en avant et le trapèze, se mettant en mouvement, je le saisis instinctivement avec les mains, courant avec lui.

Un deuxième coup de badine me porta à me hisser, c’est-à-dire à ramener mes jambes et à suivre le balancement imprimé aux cordes de suspension.

Retournant en arrière, je reçus un troisième coup et, dès ce moment, j’offris une image si grotesque que les petites se tordirent de rire, tandis que les grandes et les moyennes criaient :

― Grâce pour Adeline !

Au rire des petites, Mlle Juliette se leva et, brutalement, en désignent quatre, on les sortit des rangs pour être fessées à cause de leur hilarité scandaleuse.

Je ne me rendais pas compte de ce qui s’accomplissait.

Entraînée par le trapèze, je me ratatinais sur mes jambes, espérant esquiver les coups, et la badine retombait sur les fesses et le gras des cuisses, m’arrachant des cris.

Isabelle supportait plus crânement son supplice, dans une espèce de ravissement même, c’était étrange.

La peine appliquée, on nous détacha et nous sortîmes. Je sanglotais.

Blanche me mena au dortoir, m’enduisit les chairs de cold-cream, m’engagea à me reposer, et me laissa étendue sur le lit. Les petites payèrent la dénonciation. Elles furent durement fouettées et quoiqu’on ne donna pas la véritable cause de leur châtiment, comme elles n’étaient pas bêtes, elles en devinèrent le motif et conservèrent quelque temps de la rancune à l’égard de Liza Carrin.

J’eus la fièvre toute la journée et ne me levai que le lendemain matin.

Le beau soleil dissipa ce cauchemar, il n’en subsista que la satisfaction d’avoir enlevé un souci à mes chères maîtresses.

Angèle et Marie qui reçurent, de leur côté, douze claques à cause de nous, ne boudèrent pas, et Angèle me dit :

― Ma chère Adeline, voilà deux fois que tu m’attires la fessée, je ne m’en fâche pas ; je dois cependant te prévenir qu’une troisième exécution romprait notre lien d’amitié. Cela me chagrinerait, tâche donc de l’éviter.

Nous commencions à bien nous entendre avec ma grande amie. Mise au courant de ses goûts par Isabelle, dès que nous nous trouvions seules, je défaisais son corsage, sortait ses seins et les lui suçais, ce qui la jetait dans de frénétiques ardeurs.

D’autre fois, elle me priait de la fesser, doucement d’abord, puis plus fort, parce que ça l’excitait, et elle finissait toujours par jouir sous mes coups.

De son côté, elle m’aimait beaucoup et, sachant qu’il me plaisait d’être caressée en minette, c’est-à-dire entre les cuisses, elle m’en régalait souvent.

L’annonce de la Fête de Nuit, fixée au samedi suivant, et la levée de toutes les punitions, effacèrent la mauvaise impression de cette journée qui me valut un succès de plus.

Je remarquai à la récréation les regards veloutés que me lançait Nanette et je lui souris pour l’encourager.

Elle hésita tout un jour, puis, le soir, quand ses élèves furent endormies, elle descendit au salon de veillée où je restais, ayant reconquis le cordon bleu, et elle m’adressa un signe.

Je m’empressai de la rejoindre et, sur le palier, elle me dit :

― Voudriez-vous me tenir compagnie quelques instants dans ma chambre ? Vous me rendriez bien heureuse.

― Bien vrai, Nanette ?

― Petite coquine, viens vite !

Nous nous glissâmes sans bruit et laissâmes retomber la tenture sur le seuil séparant la chambre du dortoir.

Assise sur son lit, elle me regardait avec une réelle admiration, et murmura :

― La vie est bien bizarre ! Il y a déjà trois ans que je suis maîtresse de classe dans cette maison, j’ai vu des nouvelles, pas énormément puisque le recrutement ne se fait que lentement, dans des conditions déterminées et irrévocables. Aucune n’a jamais produit ton effet. La dernière entrée est Léonore Trécœur, elle a suivi sa petite ligne de conduite, sans exciter plus de caprices que les anciennes. Il est vrai que les nouvelles appartiennent en général à la petite classe. Nous avons cependant eu une grande, Diane de Varsin. Ç’a été calme comme tout. Toi, tu apportes la perturbation dans toutes les classes et chez toutes les maîtresses.

― Oh, répondis-je, tu es la première qui pense à moi.

― Et Blanche ?

― Une fois lors de ma première punition.

― Et Fanny, et Juliette, et Elise ?

― Rien, rien, rien !

― On murmure qu’en cachette toutes te couraient après.

― Tu me l’apprends.

J’étais, debout devant elle. Elle balançait les jambes, et ses jupes remontaient petit à petit jusqu’aux genoux. Je devinais bien qu’elle désirait mes caresses, que ma petite frimousse, fourrageant ses cuisses et ses fesses, lui paraissait comme la sublime ivresse de l’instant et déjà habile en l’art de piquer les sens, je m’amusais à attendre son jeu pour la pousser à quelque extravagance.

Elle soupirait, s’agitait. Ses jupes se mettaient vers le haut des cuisses ; j’apercevais au-dessus des genoux les chairs blanches et appétissantes Je ne bougeai pas, m’entêtant à causer.

― Cette pension est le Paradis sur terre, murmurai-je.

― Oh, oui ! Et ni les élèves, ni les maîtresses ne l’oublient jamais.

― Quel chagrin lorsqu’on la quitte.

― On ne s’en va que pour se marier, ou pour une position indépendante qui permette de revenir.

― On y revient ?

― Oui, à quelques grandes fêtes, et les soirs des Offices Rouges.

― Les Offices Rouges !

― Tu les connaîtras en appartenant à la confrérie. Il est certain que l’aumônier voudra que tu en fasses partie.

Elle se décida à me prendre la main, à m’attirer entre ses cuisses, à guider mes doigts vers son conin.

Quel feu y couvait !

― Hein, dis-je en la chatouillant avec légèreté, tu m’as joliment fustigée avec la badine, si je te boudais à cette heure ?

― Méchante, tu n’en auras pas le cœur.

Pesant sur mon bras, elle s’empara du haut de mon corps, appuya ma tête, et ses jambes s’entortillant autour de mon cou, mes lèvres se collèrent sur sa fente toute rosée, toute frémissante ; un frisson la parcourut dans toute sa personne.

Quel charmant spectacle, mon cher Paul, que ces jolies cuisses caressant les joues, que ce ventre satiné et bombé dominant votre front, que ces poils vous chatouillant le nez, la bouche, que cette perspective des fesses s’arrondissant au-dessous.

Nanette ne se plaignit pas de mes minettes et me déchargea par deux fois sur le visage.

Puis elle suspendit mes caresses et murmura :

― Je suis une égoïste. Monte sur mon lit qu’à mon tour je te fasse jouir. Ensuite tu me délecteras les fesses et tu exigeras de moi ce que tu voudras. Ah ! quelle science de minettes !

Elle s’y entendait mieux qu’Angèle, la seule qui me les eût encore faites à la pension.

Sa langue me picotait partout, ses mains me soulevaient les fesses, ses lèvres rue brûlaient en m’aspirant les poids qui se sont diantrement allongés et fournis depuis mon départ de Chartres. Elle adressait mille délicieuses grimaces à toutes mes chairs. Je jouis tout d’un coup, me pâmant sous un grignotement de dents, qu’elle essayait ma fente.

Alors, elle m’apporta ce cul, dont j’admirai l’habileté de jeu en présence de Blanche, de Fanny et de Marie.

Ce fut tout un poème.

Elle l’étendit à la hauteur de mon visage, l’avança, le recula, l’aplatissant sur le lit ou contre ma figure, y retenant ma langue, enfermée au milieu de la raie, le tournoyant en tous sens avec une célérité vertigineuse.

Je m’affolai dans ces caresses et le dévorai de baisers, de suçons, avec une telle ardeur qu’elle envoya la main à ma tête, la colla contre dans une crispation subite, et déchargea avec de telles secousses qu’à chacune d’elles mon nez courait la ligne de la fente depuis la naissance des reins jusqu’à l’entrecuisse où il se mouilla d’un jet de sa liqueur.

Nous ne nous étions pas déshabillées.

Installées sur le lit, la main dans la main, elle me demanda :

― As-tu bien joui, ma chérie ?

― Et toi aussi ?

― Comme une petite fille ! Comment me trouves-tu faite ?

― Aussi belle qu’un ange !

― Flatteuse. Me trouves-tu aussi bien que les autres ?

― Jusqu’ici, je n’en ai pas beaucoup contemplées.

― Et Fanny, et Blanche, et Isabelle, ma rivale pour le cul, et Angèle, et celles que j’ignore ; combien t’en faut-il, gourmande ?

― Les voir toutes !

― Tu es franche, friponne ! Paris ne s’est pas construit en un jour. Avec du temps, de la méthode, tu satisferas tes désirs. Dis, chérie, veux-tu que nous nous rencontrions souvent ?

― Oh, oui ! Tu me plais beaucoup. Je t’avouerai cependant que j’ai promis à Isabelle d’être sa petite amoureuse.

― L’intrigante ! Elle se fourre toujours partout. Bah ! Ne la refuse pas ; d’ailleurs, elle ne peut avoir avec toi que des relations coupées, puis elle est très inconstante. Consens sans arrière-pensée à nos rendez-vous.

― De grand cœur, Nanette, mais tu ne me frapperas plus aussi fort si je mérite la flagellation ?

― N’as-tu pas voulu ta punition ? Dis : est-ce que le cul d’Isabelle vaut le mien ?

Je me mis à rire, et répondis :

― Ma foi, il est presque pareil par la forme et les qualités.

― Ah, tu compares donc en léchant ?

― Tu t’inquiètes de mon opinion ; comment la formulerais-je sans me rappeler ?

― Fi de la logique, mademoiselle. Prétendriez-vous devenir maîtresse d’école ?

― Je ne m’en plaindrais pas, à condition que ce fût dans une pension comme celle-ci.

Et tout cela, mon chéri, agrémenté de baisers, de caresses, de succès. L’heure s’envolait, nous nous séparâmes pour bien dormir et reprendre des forces. Bonne nuit, Monsieur mon frère, je te le suce.

Ton Adeline.

V. DE LA MÊME AU MÊME

Elle n’était pas sotte celle qui me conseilla de demander la fête de nuit. Quelle journée et quelle soirée !

Petit Paul, je te voyais là et je pensais aux folies que tu aurais commises.

Peut-être en serais-tu malade ; mieux vaut donc que ton joli museau n’ait pas joui des grands triomphes que je rêvais.

Dès le matin même, modification dans tous les règlements : le sommeil prolongé d’une heure et demie ; au réveil, toutes les élèves, leur toilette terminée, attendirent nues, avec les bottines et les bas seuls, la visite du docteur Bernard de Charvey venant examiner si l’état de santé de chacune était apte à supporter le plaisir et... la gaudriole. Mlle Blanche nous prévint par ces simples mots, en frappant des mains, le lever :

― Visite du médecin.

Mes compagnes savaient ce que cela signifiait. Marie Rougemont me mit au courant.

Le docteur passa, successivement derrière tous nos rideaux ; on le recevait devant le lit.

Parvenu à moi, il m’étudia des pieds à la tête, me palpa sur tous les points du corps, appuya l’oreille sur mon dos, sur ma poitrine, mon ventre, en me recommandant de tousser, et satisfait du résultat, me dit :

― Robuste constitution, vous irez loin. Il plaça un doigt entre mes cuisses, essaya de l’enfoncer, tandis qu’obéissant à un signe de ses yeux, je plongeai la main dans sa culotte.

Je touchai un autre modèle, de queue, assez courte mais grosse, grosse, encore plus grosse que celle de l’aumônier.

Il me pencha sur mon lit et l’approcha de mon conin, je crus un instant qu’il s’apprêtait à me dépuceler.

Il s’arrêta, me baisa sur les lèvres, ventre contre ventre, et murmura :

― Je m’oubliais, mon inspection n’est pas terminée. Nous nous retrouverons, ma mignonne.

Une chose m’intriguait.

À mesure qu’il quittait une élève, elle se rendait dans la chambre de Mlle Blanche, d’où elle ne sortait que lorsque la suivante la remplaçait.

À mon tour, j’y pénétrai, et j’eus l’explication du mystère.

Blanche, dans la même tenue que nous, couchée sur le ventre, livrait son cul aux feuilles de rose de Marie qui m’y précéda.

Avec regret, ma camarade se retira, et Blanche, relevant la tête qu’elle tenait appuyée sur les liras, me dit :

― Venez m’embrasser, Adeline, sur la bouche. Là, sucez la pointe de mes seins ; tout cela est parfumé, prêt à toutes les folies. Votre corps est aussi en parfait état, le rapport du docteur le constatera. Maintenant, mignonne, une caresse à mes fesses et tu rejoindras tes amies pour t’habiller et descendre à la classe. Cette première caresse que votre maîtresse vous accorde présage vos joies de la fête de nuit.

Sur le cul de Blanche, je me rappelai quelques-unes de mes savantes sucées exercées sur ceux d’Isabelle et de Nanette. Elle eut un tressaillement et murmura :

― Tu as progressé depuis ta fessée. Assez, quitte-moi. Nous ne devons pas prolonger la séance.

De mes deux mains j’ouvrais bien large la raie et ma langue, que je pointai le plus possible, frétilla au trou du cul.

― Ah, ah ! Non, tais-toi, va-t-en. Je te le répète, ne me fais pas jouir. Tu m’exposerais à être fautive chaque chose en son temps.

Je suspendis mes caresses et, en riant, je lui allongeai une grosse claque qui retentit dans tout le dortoir. Je me sauvais, gracieuse ; elle me menaçait du bout du doigt.

Le dortoir était en effervescence.

Les premières visitées, an lieu de se vêtir, paradaient et l’on se promenait de lit à lit.

Pour sa part, Marie, agenouillée en avant de ses rideaux, avait une véritable clientèle de ferventes, attendant qu’on leur léchât le cul.

À la suite les unes des autres, elles se présentaient, soutenant leurs fesses entrouvertes avec les mains, approchant leur raie du visage de Marie qui, rapidement, exécutait de la langue une douzaine de rapides sucées.

Quand je revins, il en restait trois, dont les yeux brillaient et qui se contorsionnaient le dos les unes contre les autres, disant tout bas à celle dont le cul se délectait des caresses de Marie :

― Assez, dépêche-toi, nous n’aurons pas le temps nous autres !

On précipita l’action et elles eurent leur ration de feuilles de rose.

Heureusement que pour cette journée la sévérité n’exista plus. Blanche comprit sans doute les petits caprices qui s’exerçaient et elle nous laissa nous préparer à notre aise. On n’abusa pas.

La classe de l’après-midi fut avancée et, à cinq heures et demie, nous nous réunîmes au réfectoire pour un lunch. On devait sonner à neuf heures après avoir dansé.

Le lunch terminé, on alla revêtir nos toilettes de gala.

Ah, mon petit Paul, aucun détail ne se négligeait.

J’étais jolie à croquer sous ma robe blanche, ornée d’un petit décolletage en pointe, œuvre d’une habile tailleuse, une ancienne élève établie grâce à la protection de notre conseil de direction. Toute la classe moyenne portait la même toilette et nous n’avions pas mis de pantalons, détail qui en disait long. La jupe s’arrêtait au cou de pied et si, par hasard, nous la soulevions, on admirait nos bas de fil noir montant très haut.

À sept heures, nous entrâmes dans les appartements des demoiselles Géraud.

Jamais je n’oublierai l’aspect enchanteur des trois salons se suivant, brillamment éclairés et jetant la furie dans nos veines par tout ce que nous contemplions.

Juliette et Fanny portaient des toilettes de velours noir, l’autre bleu, décolletées, avec les seins presque libres, les bras nus, une aigrette en diamant dans les cheveux. Elles nous recevaient, en maîtresses de maison, en haut du premier salon.

Blanche avait une toilette de satin vert ; Lucienne de satin lilas ; toutes les deux aussi décolletées que les directrices, avec la jupe ouverte sur le côté par un élégant retroussé. Elles montraient aussi un dessous de mousseline nuageux, des bas rouges et la chair des hanches. Nanette se présenta en habit et cravate blanche, de même que Mlle Robert et quelques grandes, parmi lesquelles Angèle, Georgette Pascal, la seule travestie, était soubrette Louis XV, une ravissante friponne, provoquant mille fougueux désirs par ses déhanchements.

Mais ce qu’il y avait de plus endiablé, de plus extravagant, c’étaient les petites, nues sous une chemisette attachée à la ceinture par une faveur bleue ou rose, découvrant absolument les bras, les épaules, la poitrine, les jambes, les fesses, le tout fort gracieux, malgré l’état grêle des membres non encore formés ; toilette sommaire, complétée par de petites babouches blanches, des fleurs dans les cheveux et un nœud sur chaque épaule.

Et ce petit monde charmant, déluré, se trémoussait, tortillait le cul de droite à gauche, riait, s’amusait, se tapotait de légères claques, ne perdait pas la mesure des libertés, se guidait sur un simple regard de Nanette.

Je notai quelques distractions dans l’ensemble général des toilettes. Des Filles Rouges avaient au milieu de la ceinture un nœud de velours rouge. Sur le derrière de ma jupe blanche, on avait placé un bouquet de violettes ; Isabelle, Berthe Lytton et Georgette Pascal en portaient un de même. Cela marquait la protection accordée par un cavalier ; en effet, Berthe était la préférée de M. Callas, et Georgette du docteur.

Juliette, nous ayant retenues toutes les quatre, nous conduisit dans un boudoir séparé et nous nous trouvâmes en présence de ces messieurs.

― Mes amis, dit-elle, voici vos houris. Avant de les lancer au milieu de la fête, j’ai pensé qu’elles vous devaient un petit quart d’heure. Disposez-en donc à votre guise.

Isabelle, la plus hardie, s’élança sur les genoux de M. Gaudin et lui passa les bras autour du cou.

Pour ma part, je n’hésitai pas à l’imiter avec l’aumônier.

Georgette tendit les mains au docteur, qui l’attira sur son cœur ; quant à Berthe, elle attendit que M. Callas s’approchât d’elle et l’embrassât.

Juliette nous avait quittées.

― Messieurs, dit le docteur, ne soyons pas égoïstes, et puisque, à présent, nous possédons chacun une sultane, permettons-leur le plaisir avec leurs compagnes et menons-les dans le salon.

Un suçon sur les lèvres, et nous reparûmes.

On commençait à danser ; Mlle Robert tenait le piano. Les couples se formaient, et l’on tourbillonnait. Les petites n’étaient pas moins savantes, et s’en donnaient à cœur joie.

J’acceptai l’invitation d’Isabelle, qui, par ses regards un peu en dessous, me paraissait caresser encore quelque méchante pensée.

Bientôt j’acquis la preuve que je ne me trompais pas. Nous trouvant noyées dans les couples, elle me dit :

― Tu es une gentille amoureuse ! Ah ! vraiment, j’espérais que tue tiendrais plus que ça ! Depuis notre punition nous n’avons rien eu ensemble, et tu t’es amusée avec Nanette. Elle ne me vaut pas, tu sais ! Et de plus, elle m’en veut, parce que je lui ai soufflé Camille, je m’en fout.

― Oh, Isabelle !

― Ne m’embête pas, et laisse-moi parler, si tu ne veux pas que je dise des sottises devant tout le monde. Je n’ai pas l’habitude de me gêner dans mon langage. C’est Camille qui m’apprend tout ça, et ça l’amuse que je parle sale. Une amoureuse dans ton genre est bonne à vous enlever le tempérament. Moi, je suis très chaude, et il faut qu’on m’entretienne, autrement la bile me remue. Si je m’écoutais, je te ficherais des claques, et j’ai sur les lèvres toutes sortes de vilains mots à ton service. Je t’ai cependant torché le cul avec ma langue.

― Tu l’avais lavé.

― Je l’eusse léché quand même, je te l’ai proposé. Il me semblait, après notre accord dans la chapelle que nous étions pour nous entendre, et tu n’en abuses pas ? Après ça, tu préfères peut-être un cul dans le genre de ceux de Fanny et d’Athénaïs ! Tu n’es pas difficile dans ce cas. Un joli petit cul, bien rondelet, pas trop épais, bien tracé... Enfin, peut-être, tu es comme les hommes, qui les préfèrent bien nourris, bien pleine lune. Voyons, pourquoi ne me réponds-tu pas, garce ?

― Isabelle, je te défends d’employer ces mots.

― Bon ! bon ! Tu es cause qu’on m’a écorché les fesses à coups de badine, et deux fois pour toi en somme, j’ai souffert la punition. Jusqu’ici nous ne nouons ensemble que de mauvais rapports.

― Ce n’est pas ma faute.

― J’ai le droit de me fâcher. Jamais tu ne te places sur mon chemin, et les occasions ne se présentent pas toutes seules. Le soir, où tu as suivi Nanette, je comptais que tu comprendrais mes œillades. Ah, bien oui ! mademoiselle rêvait, et un simple signe de cette sacrée Nanette l’a décidée à partir. Cochonne !

Elle m’amusait dans sa colère, d’autant plus qu’elle valsait très bien, que je l’accompagnais à merveille, et que nous étions comme collées l’une à l’autre. Je m’abandonnais à sa vigoureuse pression, et je me laissais emporter dans ses bras, le souffle confondu au sien.

― Ah ! tu ne te défends plus, hein ? Tu acceptes mes injures, petit rien du tout ; tu te donnerais à tout le monde, et pas à ton amie Isabelle. Tu commences à te conduire en putain !

― Si tu continues à me parler ainsi, je me fâche.

― Je te tiens trop bien cette fois-ci, c’est un peu mon tour de te dompter. Mes bras t’enserrent, ma voix te chatouille, aussi bien que le feraient mes doigts à ton conin, et mes sottises t’exilent, puisque tu souris, mauvaise peau. Tu oublies que je suis ton aînée, et que j’ai plus d’expérience de la chose que toi.

Elle me guidait comme elle l’entendait, et le milieu se prêtait à ses discours.

Parfois, la valse s’alanguissait, s’arrêtait même pour permettre à quelques-unes de se reposer ou de changer de compagne ; les enragées stoppaient en cadence, et repartaient de plus belle ; on les acclamait. Nous brillions parmi celles-là.

Sur des fauteuils ou des canapés, les cavaliers s’amusaient les uns avec les autres, et sur les genoux de l’aumônier, deux petites, debout, se faisaient peloter à qui mieux mieux leur devant et leur derrière.

Je ne répliquai rien à la dernière boutade d’Isabelle, et sa lèvre becquetant la mienne, elle continua :

― Mérites-tu le miel de mes caresses, cochonne, toi, qui me criais l’autre jour, à qui ton frère le mit, et ensuite l’aumônier. Quand on dit des sottises aux autres, on ne doit pas leur jeter ses propres actes à la face.

― N’as-tu jamais sucé, toi, qui me traites de suceuse ? Elle sourit et riposta :

― Moi, si je l’ai fait, c’était pour plaire à mon protecteur. Et toi tu le fais par goût.

― Tous les goûts sont permis.

― Je ne chercherai pas querelle sur ce point. Je me fâche de ta négligence, et si tu me préfères Nanette, il n’est pas nécessaire que nous nous considérions comme deux amoureuses.

― Je ne préfère pas ; j’aime à m’amuser.

― Pourquoi ne m’as-tu pas appelée ?

― Et toi ?

La valse finissait. Nous nous séparâmes, sans conclure d’accord. Angèle, gentille au possible, sous son costume masculin, m’invitait pour la prochaine danse.

De plus, comme Isabelle était une excellente pianiste, on la pria de s’asseoir au piano, afin que les maîtresses prissent leur part de plaisir.

Elle s’éloigna, en me jetant un regard en dessous, qui me présagea quelque future algarade.

Angèle m’enlaça, m’embrassa, et me dit :

― Défie-toi d’Isabelle, mignonne. Elle englue et l’on s’en dépêtre difficilement.

Mais que se passait-il ? On se groupait au haut du salon de danse, s’y agitait, s’y échauffait.

Une chose qui ailleurs eût compromis, et gravement, la discipline de la maison.

Elise Robert et Nanette, tenant la traîne de la robe de Juliette, l’avaient retroussée, et découvert ses fesses, et toutes les petites, comme de folles gammes, s’agenouillaient derrière, les baisaient en les prenant dans leurs bras maigrelets, s’acharnaient à des caresses qui paraissaient délecter notre grande directrice.

Elles s’y succédaient les unes aux autres, puis couraient autour du salon, levant en l’air leur petit cul, que quelques grandes claquaient légèrement.

Isabelle préludait une mazurka ; Angèle me saisit par la taille, et nous nous élançâmes.

Il se fait tard, mon chéri ! Je renvoie à une prochaine lettre la suite du récit de notre soirée.

Ton Adeline, qui t’embrasse et te mord.

VI. DE LA MÊME AU MÊME

À la fin de cette mazurka, Nanette m’enleva pour une autre valse. Elle souriait gentiment, en me disant :

― Je parie que tu as vu la petite scène d’Isabelle.

― Non, non ! répliquai-je.

― Tu crains de la compromettre ? Ne t’inquiète pas ; je ne lui ferai aucun mal. Les caprices ne se commandent pas, et malgré sa vicieuse et inconstante nature, c’est encore un bon morceau. Les affections personnelles n’empêchent pas le désir des voluptés. Blanche m’a conté que tu lui as mis le godemiché. Dis : tu me le feras ?

― Oh, quand tu voudras !

― Même si Isabelle se place en travers ?

― Elle n’est qu’une élève, et tu es maîtresse de classe.

― Ce n’est pas une raison chérie ! Seul le plaisir doit inspirer ton cœur.

― Je l’ai prouvé. N’ai-je pas joui sur ta personne ?

― Ceci est mieux. Tu as beaucoup de tact naturel. Ecoute tes fantaisies personnelles ; tes maîtresses et tes amies ne s’en plaindront pas.

― Une pensée me tourmente depuis tantôt.

― Dis vite laquelle ?

― Les petites n’offrent-elles pas de danger ?

― Non ! Elles sont bien stylées, tenues, surveillées, et savent qu’elles perdraient ces occasions de s’amuser, si elles jasaient. Les trois quarts ne s’en vont pas en vacances, parce que leurs familles auraient peur de les voir recommencer la faute qui nous les amena. Et puis, en général petites, moyennes et grandes, n’aspirent qu’à ne pas quitter nos murs.

― Ce ne sont pas les demoiselles Géraud qui ont fondé cette maison ; elles sont trop jeunes, n’est-ce pas ?

― Elles ne l’ont que depuis cinq ans. Elles l’achetèrent à la sœur de l’aumônier qui s’est retirée, parce qu’elle s’échauffait trop ; Mlle Juliette dirigeait la classe des grandes.

― Je m’en doutais.

Soudain mes yeux s’effarèrent, et Nanette, suivant leur direction, ne put s’empêcher de sourire.

― Es-tu jalouse ? murmura-t-elle.

― Non, oh non ! Il me semble seulement que c’est raide.

― Allons donc ! Je m’étonnais qu’on n’eût pas déjà commencé.

Je venais d’apercevoir Liza Carrin, à deux genoux entre les cuisses de l’aumônier, et le suçant, debout à son côté, la sentimentale Lucienne d’Herbollieu, les jupes retroussées, se prêtait à son pelotage, et lui, il clignait des yeux, les lèvres épaisses, haletant comme un homme, approchant de la jouissance.

En ce moment, l’évolution de la valse m’entraînait près du piano, les regards d’Isabelle croisèrent les miens. Elle me désigna d’un air ironique le groupe de l’aumônier et de ses deux complices. Je ressentis, je l’avoue, quoique j’en eusse dit à Nanette, un accès de jalousie.

La danse touchait à sa fin. Cette valse termina la première partie de la tête. Il était temps de penser au souper, la licence se déchaînait partout, encouragée par les maîtresses.

Devant les tableaux qui se déroulaient, Nanette me fournissait des détails sur les mystères de la maison.

Fanny Géraud aimait beaucoup les femmes, et sa passion la plus chère, sa plus tendre amie, son amante de prédilection se trouvait être Elise Robert, dont le tempérament fougueux et lesbien la bouleversait. Les deux femmes couchaient souvent ensemble, vivant comme mari et femme, pimentant parfois leurs plaisirs par l’appoint d’une ou deux petites.

Juliette, en revanche, avait pour amant le mari d’une ancienne élève, qui la visitait fréquemment. Cette élève, fut son amoureuse, à l’époque où elle dirigeait la grande classe et leurs relations se continuaient, s’étalant aux Offices et aux Fêtes des Filles Rouges.

Lucienne d’Herbollieu, la beauté sentimentale jouissait d’une nature très lascive, et recherchait fort les relations avec Nanette, ne négligeant pas quelques-unes de ses élèves, parmi lesquelles on citait Isabelle et Josèphe de Brongier.

Le nom d’Isabelle revenant encore sur le tapis. Nanette ne manqua pas de s’écrier :

― Tu le vois on est sûr de la rencontrer dans toutes les histoires.

Les dernières mesures de la valse se jouaient : elle suspendit ses racontars.

Rapidement j’examinai l’ensemble du salon, la fièvre amoureuse courait dans tous les coins. On ne parlait pas, on n’entendait presque plus de bruit, on se groupait pour satisfaire ses sensualités.

Elise Robert tenait sur ses genoux Juliette, la becquetait sur les lèvres et celle-ci, apercevant Marie Rougemont, qui patouillait le cul de la petite Anne Flavand, l’appela en ces termes :

― Marie, je te donne le mien, puisque tu les aimes tant ! Se couchant en travers sur les cuisses d’Elise, elle se retroussa par derrière, et Marie, heureuse, fière de cette autorisation, gratifia le joli cul de Juliette de ses mignardes caresses.

Comme Elise était installée sur un canapé, Blanche grimpa à son côté, et, se plaçant debout en face d’elle, lui présenta le conin pour recevoir des minettes.

Une petite de douze ans, Clémentine de Burcof, une blondinette élancée, assez grande pour son âge, déhanchée, comme nue dans sa toilette sommaire, allait de groupe en groupe, pelotant, pelotée, hardie, effrontée, soulevant les jupes rebelles, demandant de ci de là des suceuses, des baiseuses de cul. Extravagante et folle, elle s’échappait aussitôt qu’on l’avait satisfaite pour courir à d’autres.

Angèle, ma grande amie, était avec Georgette Pascal ; toutes les deux enlacées, égaraient leurs mains entre leurs cuisses.

Si Isabelle m’avait narquoisement désigné l’aumônier, Liza Carron et Lucienne d’Herbollieu, j’aurais pu lui rendre la pareille pour M. Gandin, folâtrant avec une élève de ma classe, Marguerite Déchelle, une brune de 13 ans, grande, forte, un peu boulotte, mais très gracieuse, déjà femme, avec des fesses accentuées qu’il paraissait fort apprécier, sans doute par opposition à celles d’Isabelle.

Fanny frappa dans ses mains, tout s’arrêta par enchantement. Le souper nous attendait.

Le repas était servi au réfectoire, où l’on avait organisé, bien en dehors de nos trois tables, rangées en long, une quatrième table en travers, la précédant toutes les trois la table d’honneur.

La fête de nuit se donnant sur ma demande, j’y pris place entre l’aumônier et Angèle.

Cette partie de la fête s’offrait comme très agréable.

Magnifiquement couvertes de fleurs, de gâteaux, de mets délicats, brillamment éclairées de multiples lumières, les tables activèrent la joie générale.

Le service se faisait par des élèves, sous la direction de Georgette. Il ne laissa rien à désirer.

― Eh bien, ma petite amie, me dit l’aumônier, vous amusez-vous bien, vous, pour qui brille cette exubérance de vie ?

― J’ai beaucoup dansé, répondis-je simplement. Il me prit le menton, et me demanda :

― Il n’y a pas de peine cachée derrière ce joli front ?

J’avoue vraiment que je faisais la moue.

― Petite coquette, ajouta-t-il tout bas, ce soir je vous abandonne à vos plaisirs, ne vous privez pas de vos fantaisies ; l’agrément de cette fête, une véritable saturnale consiste en ce que les élèves deviennent les maîtresses. Nous nous retrouverons ensuite pour fixer nos divins rapports.

Mlle Juliette, au commencement du repas prononça ces quelques mots :

― Mes chères enfants, nous ne désirons que vos plaisirs et votre bonheur. Je vous recommande d’éviter le tapage et les cris, afin que nous ne regrettions ni notre complaisance, ni la confiance que nous avons en votre tact. Après le souper, toute permission vous est accordée pour vos caprices. Vous vous coucherez sans bruit et sans désordre à minuit, au signal de vos maîtresses. Mangez maintenant comme des personnes raisonnables, et vous nous encouragerez à renouveler ces fêtes.

― Vive nos maîtresses, s’exclama-t-on à toutes les tables.

― Chut, chut, mes amies, pas de tumulte.

Ma description de notre repas, mon petit Paul, ne t’intéresserait pas. Je te la supprime. Il dura plus d’une heure ; puis on s’éparpilla un peu partout.

Le noyau principal se maintint dans le salon des danses.

Je m’y rendis. Là, Marie, qui était ma meilleure camarade de la classe, me dit au nom de plusieurs de mes compagnes :

― Ma chère Adeline, nous te sommes redevables de cette soirée. Consens à l’amuser quelques instants avec nous, pour que nous te prouvions notre amitié sincère. Dicte-nous les caresses que tu désires. Dis, veux-tu que je débute par ton cul ? Toutes.

― Il faudrait toute la nuit !

― Non, non, histoire de rigoler, dit Léonore. Montons à notre dortoir : cela marchera le mieux du monde.

Sitôt proposé, sitôt exécuté.

En un instant les jupes furent retroussées, et j’aperçus une ravissante collection de cuisses et de fesses. Marie s’accroupissant derrière moi, s’octroya les miennes.

Bientôt je me livrai avec furie à la fantaisie. Je pelotai la plus proche, la suivante, une autre, ainsi de suite : je reçus des caresses, et en prodiguai, et, nous nous échauffant à ce jeu, nous nous agenouillâmes à la file les unes des autres, nous léchant réciproquement le cul et le conin.

Un bruit de pas dans l’escalier nous dispersa comme une bande de canards effarouchés.

Les grandes personnes avaient quitté les salons, c’est-à-dire que les élèves, grandes, moyennes et petites, pas toutes encore, quelques-unes ayant été amenées dans les appartements réservés pour les conseils de direction, agissaient à leur guise.

On ne songeait plus qu’à la sensualité.

Isabelle, les yeux perdus dans le vague, jouissait sous les minettes de Berthe Lytton.

Deux petites, natures précoces et prématurées, au milieu du salon, entourées d’un groupe les excitant, se tortillaient avec crânerie dans la figure du 69. C’était Pauline Marbeuf et Clémentine de Burcol. Angèle, parmi les spectatrices, dirigeait les ébats des deux enfants, lesquelles se délectaient à leurs caresses, ne s’arrêtant que pour lancer quelques apostrophes à leur cercle :

― Montre comment tu es faite, toi !

Et, l’apostrophée, se retroussait sur le champ Athénaïs Caffarel s’approcha de moi et me dit :

― Veux-tu m’accompagner ? Je me disposais à accepter. Isabelle se dégageant de Berthe, se précipita et intervint brutalement :

― Je l’ai retenue avant toi.

― On ne s’en serait pas douté, répliqua Athénaïs, et je ne te cède pas.

― Adeline est ma petite amoureuse, et comme telle, c’est avec moi qu’elle a affaire, de préférence aux autres.

― Est-ce vrai, Adeline ? interrogea Athénaïs.

― Oui, répondis-je, nous sommes d’accord avec Isabelle ; mais je ne te refuse pas.

― Et moi, j’entends que tu refuses, s’écria Isabelle avec dureté.

― Oh ! ces airs, répliqua Athénaïs. Elle n’est pas ta chose, et avant tes caprices, elle est la protégée de l’aumônier, qui se fâchera, si tu lui cours après.

Je ne savais trop quelle contenance tenir dans cette discussion. Je trouvais mes amies ridicules, et moi aussi.

Isabelle me saisit par le bras, et m’entraîna à son dortoir. Elle n’avait pas sa chambre à elle.

― Pourquoi n’as-tu pas refusé ? dit-elle.

― Tu ne m’avais pas prévenue que ma qualité de petite amoureuse de la personne m’interdisait d’autres plaisirs. Je ne suis pas du tout résignée à m’en priver.

― Même, si je t’en supplie ?

― Ce n’est pas sérieux ! Pourquoi ne pas jouir de toutes les façons ?

― Parce que j’ai envie de tes caresses, et que tu ne les donnes pas.

― Nous voici ensemble, profitons !

― Tu es énervée, tu me caresseras mal.

― Tu es tout de même drôle ! Ne parlons pas et agissons.

― Tu sais ce que j’aime ?

― Oui, tu me l’as dit la première fois. Tu aimes qu’on te lèche le cul ; Marie t’en a inspiré le goût. Tu mérites bien que je lui prodigue mes tendresses, après ce que tu m’as fait ! D’ailleurs, il est si gentil, si beau, si habile, que je brûle de le bien adorer.

Elle sauta sur son lit se retroussa, et me montra l’objet.

La chaleur qu’il dégageait me pénétrait tous les pores, et je pris à cœur de me surpasser dans mes baisers.

J’acquérais de plus en plus l’expérience de ce jeu. Entre les hommages rendus à celui de Nanette, entre les caresses reçues sur le mien par Marie et d’autres, je commençais à apprécier les voluptés de ces charmantes jumelles, et je crois sincèrement que la passion de mon amie me gagnait.

Quand j’eus devant les yeux les délicieuses rotondités d’Isabelle, et qu’elle me murmura doucement de désirer mes ardeurs, je les contemplai un instant avec émotion, puis les caressai de la paume de la main, le cœur tressautant dans la poitrine.

Isabelle se tut, balançant lentement une jambe, et le cul courut en ligne serpentine, suivant l’ondulation du mouvement.

Elle se tenait couchée sur le côté gauche, me le présentant de trois quarts.

Comprenant à une pression de ma main, le repoussant un peu plus en avant, que je voulais approcher le visage de son plein épanouissement, elle se retourna tout à fait sur le ventre.

Alors, ma langue voltigea des reins aux cuisses, mes doigts glissèrent au clitoris, je la branlai, je le baisai, la suçai, enfiévrée par les contorsions du cul, du dos, des jambes, des bras, allant et venant, par le déhanchement de tout le corps, se jouant en mille poses fébriles, par la volte-face soudaine de l’énamourée Isabelle, se mettant sur le dos, et ayant soin d’aplatir le cul sur mon visage, pour m’en donner des coups précipités, tandis qu’elle se grattait elle-même.

Puis me l’enlevant, elle se poussa vers le haut du lit et murmura :

― Cours après, empares-t’en.

Mes mains crispées la saisirent à la taille, et la ramenèrent à portée. Elle se pelotonna en boule, et ma langue pénétra comme la pointe d’un sabre, enfilant l’orifice du trou, et le délectant de mille soubresauts.

Elle jouit trois fois dans ce fougueux assaut, et moi-même, je déchargeai presque tout le temps.

Gentille au possible, elle me mignarda, me prit dans ses bras, contre son cœur, me disant :

― Avec qui éprouverais-tu pareille extase, Adeline ? Tiens-t’en à moi. Je suis très chaude, et tu l’es aussi ; nous nous convenons sous tous les rapports. Viens, que je te lèche à mon tour ; tu verras que je suis aussi active à la caresse qu’à être caressée. Mes baisers te sécheront, puisque tu es toute mouillée, et tu n’auras plus que moi. Dis que tu ne le feras pas avec Athénaïs ; je ne puis la sentir. Me le promets-tu ?

― Si je te le promets pour Athénaïs, tu l’exigeras pour les autres, et quand l’envie de jouir me tourmentera, il me faudra solliciter la permission, à quoi je ne consentirai jamais.

― Rien que pour Athénaïs !

― Et Nanette ?

― Ah ! tu m’en parles la première. Oui, pour elle aussi.

― Ça, non ! Nanette me plaît.

― Plus que moi ?

― Non ! mais elle est maîtresse de classe. J’ai du goût pour ses charmes ; je ne veux pas que tu me la défendes.

― Écoutes ! fais-le-lui en cachette. Cela me contrarierait de le savoir.

― Tu as de la folie dans le caractère !

― Un peu, je me connais. Maintenant que tes caresses me produisent plus d’effet que celles des autres, je tiens à les conserver. Tu as jugé ma nature emportée ; je ne puis me dominer. Malgré toute mon affection, je te ferai du mal en apprenant que tu t’amuses ailleurs, alors qu’avec moi tu n’as qu’à parler pour satisfaire toutes tes fantaisies.

Elle était ensorcelante ! Elle jouait avec mes lèvres, avec mon corps, m’affolait de ses caresses, buvait mon âme dans ses baisers, et ses suçons, et je faillis souscrire à toutes ses tyranniques volontés.

Que t’importent les scènes qui s’accomplissaient à droite, à gauche ? Minuit sonna, on se retira successivement dans les dortoirs, dans les chambres, on éteignit les lumières, le silence s’établit, on s’endormit le cœur encore à la fièvre, on dormait tard le dimanche matin.

Me voici acclimatée, mon trésor chéri ! Mille tendres caresses de ta sœur.

Adeline.

Chapitre IV

LES OFFICES ROUGES

I. ADELINE À PAUL

Ne m’oublies-tu pas à Londres, mon frère chéri ? Un siècle s’est écoulé depuis notre séparation, et encore des semaines depuis mes dernières lettres.

J’embellis, et mes aventures continuent, entremêlées de grandes joies et de quelques corrections.

La flagellation a du bon et du mauvais. Tu n’en a pas goûté, mignon. J’estime que tu y perds un plaisir soit au passif soit à l’actif.

Après la Fête de nuit, pour rétablir l’équilibre dans nos esprits, pendant plusieurs jours, les sévérités demeurèrent excessives. On étouffait ainsi les velléités d’indépendance. Les devoirs augmentés, les exercices fatiguant les corps, multipliés, les repas réconfortants mais portant à la somnolence, sagement distribués, aidèrent à reprendre les forces dépensées dans l’orgie nocturne.

Impossible aux petites de fauter. La surveillance ne les quittait, ni le jour ni la nuit.

Moyennes et grandes, relativement en subirent le contrecoup.

Chacune apporte la meilleure volonté du monde à se soumettre à ce régime afin d’obtenir de nouvelles faveurs, et les punitions n’abondèrent pas.

La période fixée pour le port du ruban bleu s’étant écoulée, je rentrai dans la discipline courante.

Blanche m’expliqua que, si je me plaçais en dehors de mes compagnes de classe, j’éveillais des jalousies, lesquelles m’attireraient des désagréments.

La nécessité de me coucher à huit heures et demie ne me peina que parce qu’elle m’enlevait les occasions d’approcher Isabelle.

Durant les quelques soirs de veillée dont je disposai, plusieurs fois j’en profitai pour me retrouver avec ma chaude amie, et à mesure qu’elle prodigua son conin et son cul à mes ardeurs, je m’en épris de plus en plus follement. La passion qui domina Marie s’inocula dans mes veines, et tout mon sang bouillonna à la seule pensée des délices qu’elle savait me faire goûter avec le jeu savant de ses fesses.

La méchante suivait avec joie ses progrès sur mes sens, et comme me l’avait annoncé Angèle, elle m’engluait littéralement à ses jupons.

Dans la journée, à la récréation, tout en jouant avec mes camarades, je la contemplais à la dérobée, et, lorsque je la voyais me sourire d’une certaine façon, d’un sourire lascif, mystérieux, accompagné d’un geste de main ou de hanche, pour attirer mon attention sur sa ceinture ou son derrière, il me semblait qu’à travers l’étoffe ses chairs appelaient les miennes, et des torrents de feu me couraient par tout le corps.

Tant que dura la permission de me coucher tard, notre entente se desserra de plus en plus, et à part l’aumônier, je ne songeai pas à d’autres voluptés.

En vain Nanette essaya de me ressaisir ; je l’évitai, en prétextant des fatigues, en feignant de ne pas la comprendre.

Un jour, peu après le Fête de nuit, l’aumônier m’emmena dans le petit salon derrière la sacristie.

Il me complimenta, comme toujours, sur ma gentillesse, sur ma discrétion, m’assurant qu’il nourrissait une vive passion pour ma petite personne.

Il me mignarda sur la bouche, m’assit sur ses genoux, me supplia de lui conserver tonte confiance, disant qu’il voulait mon bonheur, non seulement pour le temps que je passerais à la pension, mais aussi pour l’époque où je me marierais.

Conte-moi tes moindres désirs, mignonne, et mon amitié sera heureuse de les réaliser.

Un gros baiser sur ses lèvres le remercia de ces bonnes paroles, et il me mit toute nue.

Il m’étendit sur un divan, et, tout en se dévêtant, il me dicta quelques poses que j’exécutai.

Il me fit coucher sur le dos, la tête sur la ligne du corps, les jambes ramenées et croisées, puis il me fit allonger les bras en croix, et les cuisses ouvertes : ensuite, à demi tournée contre le mur, accoudée sur un bras, une main caressant la raie des fesses ; enfin à quatre pattes, le cul bien en l’air, la tête à ras du sol.

Il achevait en ce moment de se déshabiller, et, nu à son tour, il glissa la tête sous mon ventre, la passa entre mes cuisses, souleva une de mes jambes, et me lécha le conin, les fesses, le trou du cul.

Je me trémoussai selon la méthode d’Isabelle, il s’enflamma, me dévora de feuilles de rose… et, avec le doigt, tenta de percer ma virginité.

Il soupirait, et je mourais du désir de sa chose.

Il le devina, et s’avançant sous moi, je pus le sucer dans l’enivrante position du 69.

Plus je voyais sa queue, plus elle réapparaissait volumineuse. Je m’y habituais de plus en plus, et sa main pressant mes fesses, je compris qu’il lui fallait l’acte sodomite. Je m’arrangeai, poussai mon cul vers ses cuisses ; il se retourna brusquement, sauta sur mon dos, et m’encula dans une frénésie de soubresauts, qui provoqua notre jouissance à la même seconde.

Il me combla de tendresses, me recommanda la docilité avec mes maîtresses, me promit mille merveilles, et nous nous habillâmes.

En me quittant, il m’annonça son départ pour plusieurs jours à cause d’affaires urgentes, et me dit qu’à son retour nous établirions des relations suivies.

L’aumônier absent, le ruban bleu retiré, soumise à la règle générale, je commençai à éprouver les ennuis de l’attachement exclusif voué à Isabelle.

Elle attendait sans doute cet instant où mon esprit et mes sens ne vivraient que de nos voluptés.

Elle inaugura des intermittences d’indifférence et de passion, qui me bouleversèrent l’âme.

La cruelle imposait son empire, et riait de mes tourments.

Je lui écrivis les plus ardentes lettres, lorsqu’elle ne me parlait plus de toute la journée ; elle s’enfermait dans un mutisme absolu, disparaissait des récréations, et je ne savais où la trouver.

Mes sens s’exacerbaient, ne s’intéressaient qu’à ses charmes, me suscitaient de folles visions, où la nuit et le jour, je rêvais de ses chairs, de son cul qui dodelinait devant mes lèvres et les fuyait.

Puis elle me revenait, fixait un rendez-vous, et, dans une heure de délire, m’abreuvait de telles ivresses, que tout pâlissait, qu’en dehors d’elle il n’existait plus rien.

Elle me rivait à ses jupes, et, connaissant son pouvoir, elle résolut de me pousser à bout.

Pendant une semaine, elle me refusa tout contact, et, un soir, à la récréation, elle me dit enfin :

― Tu me mangerais les fesses, si je te les prêtais trop souvent, et j’y tiens. Je suis fière des éloges qu’on leur décerne. Tu es toujours après moi, et tu m’empêches de satisfaire ma petite amie Marie, avec les autres qui les désirent. J’ai beaucoup d’affection pour toi, puisque tu es mon amoureuse ; mais il faudrait concilier nos caprices. Ecoute actuellement j’ai une toquade pour la petite Clémentine et la nuit du samedi à midi, quand tout le monde dort, doucement je vais à son dortoir, je l’éveille, si elle s’est endormie, et nous nous amusons. C’est justement le jour. Je te prendrai en passant, et nous ferons une partie à trois.

― Oh, Isabelle ! Quelle grosse faute me proposes-tu là !

― Nous ne risquons pas plus et nous risquons moins que lorsque je t’ai léché le cul en sortant du cabinet. D’ailleurs, je veux cette preuve de la force de tes désirs.

Quand elle parlait ainsi, elle prenait un air décidé et si mauvais que je craignais toujours de nous brouiller, et je cédais.

Cette fois, la faute se commettant contre Nanette, pour laquelle, malgré ma négligence amoureuse, j’éprouvais une vive sympathie, j’essayai de raisonner et murmurai :

― Le plaisir que nous aurons manquera de charme par la crainte du danger d’être surprise et par l’étroitesse du lit de Clémentine.

― Le danger excite la volupté. Pour l’étroitesse du lit, nous nous arrangerons. Oui ou non ; je te le dis, si tu ne viens pas, c’est fini entre nous.

― La peur me prendra, répondis-je. Non seulement cela m’inquiétait à cause de Nanette, mais aussi pour Clémentine, cette blondinette effrontée de la fête de nuit, pour qui souvent, moi, son aînée, je dus éviter des occasions où elle me relançait. Cette enfant, à la pension depuis un an, avait une nature plus que précoce. Elle avait été débauchée par la femme de chambre de sa mère, et on prétendit que le mari de cette créature faillit la violer. Aux cris de la petite, on accourut, on découvrit le pot aux roses, on chassa les deux serviteurs pour ne pas ébruiter l’affaire, et on la confia aux demoiselles Géraud. Son tempérament promettait. L’examen du docteur étant favorable, on lui fixa une hygiène pour activer sa croissance. Elle figurait au rang des favorites de Fanny et d’Elise, et appartenait aux Filles Rouges.

Clémentine jouissait d’une grande liberté dans la maison, quoique médiocre travailleuse. Ses parents n’exigeant qu’une instruction ordinaire, on ne l’accablait ni de devoirs ni de leçons. On la dirigeait plutôt vers les arts d’agrément où elle mordait, brillant au piano et au dessin.

Quatre à cinq jours après la fête, comme au fond du jardin je pissais dans l’herbe, me croyant toute seule, j’aperçus Clémentine qui me proposa de boire mon urine à mesure qu’elle sortait.

― Petite sale, m’écriai-je, n’as-tu pas honte de demander pareille horreur ?

― Honte, pourquoi, si j’aime à faire ça ! Veux-tu, dis ?

J’avais terminée et je lui répondis :

― Si tu répètes ta demande, je te dénoncerai à ta maîtresse et elle te punira.

― Tu seras une moucharde et je te ferai tout le mal que je pourrai. Tu dois à Liza Carrin des coups de badine, je t’en voudrai de mon côté.

― Tu es une effrontée polissonne et pour te montrer combien je me moque de ta menace, je cours tout raconter à Mlle Nanette.

― Vas-y ! Tu t’en repentiras bientôt.

Elle marcha tranquillement après moi et vit que je n’abordais pas la maîtresse.

Un autre jour, à la récréation, elle entra derrière moi à la bibliothèque et, se baissant tout à coup, elle glissa sa tête sous mes jupes.

Avant que je revinsse de cette surprise, elle me mordit durement aux fesses et se releva en disant :

― C’est pour t’apprendre à ne pas faire attention à moi.

Je me contentai de lui tirer les oreilles et de répliquer :

― Quand tu seras plus grande, nous recauserons.

― Il y en a de plus âgées que toi qui ne me dédaignes pas.

― Ça ne me plaît pas de les imiter.

Enfin, une troisième fois, une nuit, comme je m’apprêtais à dormir, mon rideau s’entrouvrit et la tenace petite apparut.

Elle s’approcha de mon oreiller et m’embrassant le bout du nez qu’elle suça ensuite, elle murmura :

― Tu ne me renverras pas, eh ?

Je tremblais d’être surprise ; je la repoussai et répondis tout bas :

― Va-t’en ou j’appelle Mlle Blanche.

Elle pinça les lèvres puis me tira la langue, et riposta :

― Tu es une sale bête, une rosse. Je ne me serai pas dérangée pour rien ; j’en trouverai une plus aimable et plus avenante que toi.

Elle me quitta. Je me penchai pour écouter et je l’entendis réveiller Marie.

Celle-ci, moins farouche, à demi endormie, demanda :

― Que veux-tu, Clémentine ?

― Chut ! M’amuser ! Tu le veux, n’est-ce pas ?

Si elle le voulait, Marie ! Un cul et une bonne volonté qui s’offrait ! Aucun bruit ne transpira de ce qui s’accomplissait derrière les rideaux. Le lendemain, Marie m’avoua avoir gardé plus d’une heure la petite.

Depuis, si les yeux de Clémentine parlèrent, elle feignit de me traiter avec indifférence et mépris.

Et voilà qu’Isabelle exigeait ma visite à ce joli démon !

J’avais promis.